Article
Indice Edenred Mobilité : Prix du carburant au T2 2026 · l’écart GMS-pétroliers se creuse jusqu’à 16,6 c/L dans un trimestre de décrue
Article
Mis à jour le
Edenred Mobilité publie la deuxième édition de son indice mensuel des prix du carburant, construit à partir des transactions réelles enregistrées via la carte Ticket Fleet Pro par Edenred Mobilité. Ce baromètre mesure, sur le gazole et l’essence, l’écart de prix observé entre stations de grandes et moyennes surfaces (GMS) et stations pétrolières : un indicateur utile pour les gestionnaires de flotte dans le pilotage de leurs coûts d’exploitation.
Le poste carburant représente entre 20 et 25 % des charges d’exploitation d’une flotte professionnelle. Cette part, rarement optimisée de manière structurée, justifie un suivi rigoureux des prix pratiqués selon les réseaux de distribution. C’est l’objet de l’Indice Edenred Mobilité des prix du carburant : un baromètre mensuel qui distingue deux grandes familles de stations, les stations pétrolières (BP, Shell, Esso, ENI, Avia) et les GMS (E.Leclerc, Carrefour, Intermarché, Auchan, Super U), et mesure l’évolution mensuelle du prix moyen constaté sur le gazole (B7) et l’essence (SP95-E10).
| Carburant | Prix moyen GMS | Prix moyen pétroliers | Écart en faveur des GMS |
|---|---|---|---|
| Gazole (B7) | 2,115 €/L | 2,256 €/L | 14,1 cts/L |
| Essence (SP95-E10) | 1,970 €/L | 2,121 €/L | 15,1 cts/L |
Le deuxième trimestre 2026 s’est déroulé en deux temps : un pic en avril, dans le prolongement de la flambée de mars, suivi d’une décrue continue en mai et juin. Les GMS ont conservé un avantage tarifaire constant sur l’ensemble de la période.
Le mois de juin illustre un phénomène notable : alors que les prix refluent dans les deux réseaux, l’écart en faveur des GMS se creuse à 16,6 centimes par litre, son plus haut niveau depuis le lancement de l’indice. Ce mouvement suggère que les grandes surfaces répercutent plus rapidement les baisses de cours à la pompe, tandis que les réseaux pétroliers ajustent leurs prix avec davantage d’inertie. Pour les flottes, la période de décrue amplifie donc l’intérêt du ravitaillement en GMS.
| Moyenne GMS – T2 Gazole | Moyenne Pétroliers – T2 Gazole | Écart moyen – T2 Gazole |
| 2,115 €/L | 2,256 €/L | −14,1 cts |
| Gazole B7 · E.Leclerc, Carrefour, Intermarché… | Gazole B7 · BP, Shell, Esso, ENI, Avia… | En faveur des GMS, par litre de gazole |

| Mois | GMS (€/L) | Pétroliers (€/L) | Écart (cts/L) |
|---|---|---|---|
| Avril 2026 | 2,260 | 2,387 | 12,7 |
| Mai 2026 | 2,139 | 2,270 | 13,1 |
| Juin 2026 | 1,945 | 2,111 | 16,6 |
| Moyenne T2 2026 | 2,115 | 2,256 | 14,1 |
Sur l’essence, l’écart moyen s’établit à 15,1 centimes par litre au T2, en léger retrait par rapport au T1 (16,3 cts) mais toujours supérieur à l’écart observé sur le gazole. Le différentiel reste remarquablement stable d’un mois sur l’autre, oscillant entre 13,7 et 16,3 centimes.
En juin, alors que le SP95-E10 redescend à 1,915 €/L en GMS et 2,078 €/L en réseau pétrolier, l’écart remonte à 16,3 centimes et retrouve le niveau moyen du premier trimestre. Comme sur le gazole, la phase de décrue bénéficie plus rapidement aux clients des grandes surfaces.
| Moyenne GMS – T2 Essence | Moyenne Pétroliers – T2 Essence | Écart moyen – T2 Essence |
| 1,970 €/L | 2,121 €/L | −15,1 cts |
| SP95-E10 · E.Leclerc, Carrefour, Intermarché… | SP95-E10 · BP, Shell, Esso, ENI, Avia… | En faveur des GMS, par litre d’essence |

| Mois | GMS (€/L) | Pétroliers (€/L) | Écart (cts/L) |
|---|---|---|---|
| Avril 2026 | 1,969 | 2,122 | 15,3 |
| Mai 2026 | 2,026 | 2,164 | 13,7 |
| Juin 2026 | 1,915 | 2,078 | 16,3 |
| Moyenne T2 2026 | 1,970 | 2,121 | 15,1 |
Avec deux trimestres de recul, l’indice permet un premier bilan semestriel. Sur les six premiers mois de l’année, l’écart moyen en faveur des GMS s’établit à 13,4 centimes par litre sur le gazole (prix moyens : 1,936 €/L en GMS contre 2,070 €/L chez les pétroliers) et à 15,7 centimes sur l’essence (1,839 €/L contre 1,996 €/L). Le différentiel s’est vérifié chacun des six mois, dans des contextes de marché très différents : hausse au T1, pic puis décrue au T2. Cette constance confirme la nature structurelle, et non conjoncturelle, de l’écart entre les deux réseaux.
Pour donner un repère concret, un écart de 14,1 centimes par litre sur le gazole, appliqué à un parc de 20 véhicules réalisant chacun 2 pleins mensuels de 60 litres, représente une différence d’environ 338 € par mois, soit plus de 4 000 € sur une année. Sur l’essence, avec un écart de 15,1 cts/L, cette différence atteint environ 362 € par mois, soit plus de 4 300 € par an.
Ces ordres de grandeur illustrent le levier que représente le choix du réseau de ravitaillement dans le pilotage du coût total de la flotte, un paramètre qui ne nécessite aucune modification des habitudes de déplacement des conducteurs.
Le différentiel de prix entre GMS et pétroliers n’est pas conjoncturel. Il repose sur un modèle économique structurellement différent. Les grandes et moyennes surfaces utilisent le carburant comme produit d’appel, vendu à marge réduite pour générer du trafic en magasin. Des enseignes comme Intermarché sont historiquement reconnues pour leur positionnement prix-bas, et cette logique se retrouve de façon constante dans les données de l’indice.
Les stations pétrolières, de leur côté, intègrent des coûts de service plus élevés (boutique, lavage, service assisté) et un positionnement commercial différencié qui se traduit dans leur tarification. Il ne s’agit pas d’un jugement de valeur sur la qualité du service, mais d’un constat factuel sur les niveaux de prix pratiqués.
Le T2 apporte un enseignement complémentaire : en phase de décrue des cours, les GMS répercutent plus rapidement les baisses à la pompe, ce qui creuse temporairement l’écart, comme l’illustre le mois de juin sur le gazole (16,6 cts). Le choix du réseau est donc d’autant plus payant dans les périodes de reflux des prix.
Les données de l’indice sont issues des transactions enregistrées via la carte Edenred Mobilité Ticket Fleet Pro, qui donne accès à un réseau de plus de 5 600 stations en France, dont plus de 3 900 stations GMS et prix-bas. La facturation est réalisée au prix pompe, sans effet barème. Ce maillage large permet une couverture représentative du marché et constitue la base observatoire de l’indice.
Cette deuxième édition de l’Indice Edenred Mobilité confirme l’écart de prix structurel entre stations GMS et pétrolières, tant sur le gazole que sur l’essence. Fait marquant du trimestre : la décrue des prix en mai et juin a creusé l’écart sur le gazole jusqu’à 16,6 centimes par litre, son plus haut niveau depuis le lancement de l’indice. Pour les gestionnaires de flotte, le choix du réseau de ravitaillement demeure un levier d’optimisation à évaluer dans le cadre d’une approche globale du coût de possession (TCO).
Méthodologie – Indice Edenred Mobilité des prix du carburant
L’Indice Edenred Mobilité est calculé chaque mois à partir de deux sources complémentaires : la moyenne des transactions carburant réelles effectuées par les porteurs de la carte Edenred Ticket Fleet Pro dans les stations du réseau, et les prix publics à la pompe relevés sur les stations non référencées dans le réseau, c’est-à-dire les prix officiellement affichés par les enseignes pétrolières, tels que transmis au gouvernement et accessibles via les données publiques du Ministère chargé de l’énergie. Les prix sont exprimés TTC, en euros par litre, pour le gazole (B7) et l’essence (SP95-E10). La distinction entre catégories GMS et pétroliers suit la classification officielle du réseau. Les données sont consolidées et publiées à fréquence trimestrielle par Edenred Mobilité.